12 mai, 20h
Musique

→ Hôtel DuPeyrou

La Sonate n° 3 pour violon et piano de Georges Enesco

Réci­tal Alexan­dru Patras­cu, vio­lon Ate­na Car­te, pia­no Bar­tok Dan­ses Rou­mai­nes

Fes­ti­val de mai
Musi­que de cham­bre
Réser­va­tions: festivaldemai.ch

La Sona­te n° 3 pour vio­lon et pia­no de Geor­ges Enes­co, véri­ta­ble chef d’œuvre emblé­ma­ti­que de cet immen­se génie, sera la piè­ce mai­tres­se d’un pro­gram­me qui met­tra à l’honneur la musi­que folk­lo­ri­que rou­mai­ne. Bien que for­te­ment ins­pi­rée par elle, cet­te sona­te n’en est nul­le­ment une trans­crip­tion mais une réin­ven­tion de l’intérieur qui lais­se cepen­dant une impres­sion d’improvisation tout à fait à la maniè­re «tzi­ga­ne»

En 1992, Yehu­di Menu­hin évo­quait ses pre­miè­res ren­con­tres avec Enes­co qui fut son pro­fes­seur; le jeu­ne Menu­hin le sui­vait au fil de ses dépla­ce­ments, entre Paris et la Rou­ma­nie, de 1923 à 1936:

«Quand Enes­co fai­sait de la musi­que, ça com­mu­ni­quait tou­jours, com­me dans la musi­que tzi­ga­ne et, même s’il n’était pas tzi­ga­ne, il com­pre­nait l’esprit du folk­lo­re rou­main. A cet égard, il était le contrai­re de Bela Bartók, qui s’est inté­res­sé au folk­lo­re com­me éma­na­tion direc­te de la tra­di­tion d’un pays (la Hon­grie, les Bal­kans et l’Afrique du Nord), alors qu’Enesco reflè­te l’intérêt pour la musi­que d’un peu­ple noma­de, dont les sour­ces se situent aux Indes et qui a tant influen­cé le vio­lon et le chant en Rus­sie, mais éga­le­ment dans les Bal­kans.»

Enes­co cher­che à repro­dui­re fidè­le­ment le sty­le et la sono­ri­té des auto­di­dac­tes d’Europe cen­tra­le. Sons filés, vibra­tos variés, glis­sen­dos vibrés, tim­bres vola­tils, métri­ques conti­nuel­le­ment mou­van­tes, tout est là pour créer l’illusion.

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De la Perse à l’Iran contemporain